L'écrivain Enoh Meyomesse passe au tribunal ce 31 août 2012

Publié le par Centre culturel francis bebey

Justice: Enoh Meyomesse au tribunal demain 31 Aout 2012

(Le Messager DOUALA - 30 AOUT 2012 © Edouard Kingue | Le Messager)

 

Réactions La première audience de ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Enoh Meyomesse est fixée à ce vendredi 31 août 2012 au Tribunal militaire de Yaoundé.

 

  Selon le communiqué qui est parvenu à notre rédaction, « incarcéré depuis le 19 novembre 2011 initialement pour les motifs de tentative de coup d'Etat, association de malfaiteurs, vol aggravé, recel d'un kilogramme d'or, et sous des allégations démontées à chaque fois, l'écrivain et homme politique Enoh Meyomesse passera enfin devant le tribunal le 31 août 2012, mais cette fois pour les motifs de complicité de vol aggravé avec coaction et de vente illégale d'or ».

 

Après 30 jours dans un cachot sans lumière et 4 jours en isolement total à la légion de gendarmerie de Bertoua, l’écrivain sera convoyé et emprisonné à Yaoundé d’où il devrait être extrait ce vendredi pour le tribunal. L’Etape de Bertoua nous est connue grâce à un récit publié par notre confrère ‘la Météo’ : « Pendant les quatre premiers jours qui ont suivi ma déportation à la légion de gendarmerie de Bertoua, j'ai été placé en isolement total. C'est une pratique qui consiste à maintenir un individu tout seul dans un cachot pendant plusieurs jours, et sans aucun contact extérieur. Il est ainsi totalement coupé du monde. C'est une forme de torture douce, mais ô combien terrible. Au bout d'un certain temps, la personne qui la subit se surprend en train de nouer la conversation avec.., les murs. Elle s'adresse à ceux-ci sans s'en rendre compte. Cela m'est arrivé à plusieurs reprises. Autre syndrome de la solitude en espace carcéral qui m'est arrivé, celui des murs qui font mal au corps. Au bout d'une certaine durée en solitaire entre quatre murs, un être humain a l'impression que ceux-ci se déplacent et viennent d'abord se coller à son corps, puis se mettent à vouloir le broyer. Enfin, ils donnent l'impression d'avoir pris possession de son cerveau et tentent, telle une énorme pince, de le presser. C'est une sensation épouvantable. Il en souffre alors profondément. J'ai connu cela. J'en ai tellement souffert que, au bout du quatrième jour, je m'étais sérieusement mis à craindre d'être atteint de folie... »

 

Son séjour dans la prison de Kondegui aussi n’est pas de tout repos. Son mandat de détention provisoire d'une durée de 6 mois date de décembre 2011. Il sera prorogé pour six autres mois en juin 2012.

 

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